Une Bible et tant de versions – Les Traductions

La Bible que nous possédons aujourd’hui est issue de copies de copies… Nous ne possédons pas une Bible déjà formée par une personne datant du premier ou du deuxième siècle de notre ère.

La canonisation finale des livres qui composent la Bible est le résultat d’un long procédé de copie, d’édition, de classification, de collecte et d’archivage.

Les livres qui forment l’Ancien Testament, et que les apôtres eux-mêmes utilisaient, étaient formés de copies de copies, avec des traductions différentes. La traduction en Grec (depuis l’hébreu et l’araméen) de l’Ancien Testament qu’utilisaient les premiers Chrétiens s’appelle la Septante, aussi notée LXX.

Aujourd’hui nos traductions sont basées sur ce que l’on appelle des codex, papyri, parchemins… dont on possède souvent des fragments. Les maisons d’édition qui éditent les bibles sont libres de choisir les sources qu’elles souhaitent pour former les bibles qu’elles vendent. Toutefois, les sources les plus utilisées aujourd’hui pour former notre bible sont les codex Vaticanus et Sinaiticus, tous deux datés du 4ème siècle environ. Par l’étude comparative et des méthodes systématiques (le plus ancien, le plus court ou le plus compliqué le meilleur), on arrive à retracer les versions originales des textes. C’est pour cela que les théologiens qui font de vraies études exégétiques utilisent les langues originales avec une étude comparative des variantes textuelles (altérations volontaires ou accidentelles).

Ces sources peuvent posséder parfois des variations, mais qui restent infimes et ne changent quasiment en rien le sens du texte. Elles sont dues non pas à une volonté de falsifier le texte, mais plutôt à des erreurs involontaires. Ces variations peuvent également résulter de la volonté d’un copiste de faciliter la lecture en changeant un mot compliqué par un plus simple, ou de la volonté d’apporter une précision, facilitant la compréhension du texte.

En ce qui concerne les Bibles modernes, les traducteurs font des choix de traduction. C’est pour cela que nous disposons de différents types de Bibles. Les différences de mots employés peuvent plus ou moins interférer dans l’interprétation du texte, même si en règle générale celui-ci n’est pas trop modifié. Dans tous les cas, les théologiens choisissent d’utiliser des versions de Bible littérales lorsqu’ils font des interprétations. Bibles soit en langue originale ou alors à traduction littérale de Type NBS ou TOB…

A la question de savoir si une traduction est meilleure qu’une autre, je répondrai que la meilleure traduction est celle qui nous parle. Rien n’empêche d’avoir une bible en français courant pour sa méditation quotidienne, et une bible avec notes d’études, lorsque l’on souhaite approfondir un texte en particulier. 

Exemples de bibles d’étude :

https://ekklesia.fr/product/la-nouvelle-bible-segond-edition-detude/

https://ekklesia.fr/product/la-bible-tob-notes-integrales/

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