Le Baptême du Saint-Esprit

Passages clefs :

Joël 3

Marc 1 :8

Luc 3 :21-22 ; 4 :1, 14-15

Jean 7 :37-39

Actes 1 :5 ; 2 :1-4, 11 ; 8 :14-18 ; 10 :44-48 ; 19 :1-6

1 Corinthiens 13 :8-10 ; 14 :1-19

Ephésiens 5 :18

Introduction :

Ce qui caractérise les églises pentecôtistes, des églises non-pentecôtistes, c’est leur croyance d’une part que les chrétiens peuvent être baptisés du Saint-Esprit, et que ceci est une expérience différente de la conversion et du baptême, et d’autre part, que Dieu accomplit toujours des miracles aujourd’hui.

Ce que nous appelons baptême du Saint-Esprit est mentionné à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament, mais pas toujours avec la même terminologie. Ainsi, en Luc 24 :49, Jésus y fait référence en mentionnant seulement une puissance venant d’en haut.

Luc se rapporte également à cet événement en Actes 1 :5, 8, où il ne mentionne plus seulement une puissance venant d’en haut, mais un baptême du Saint-Esprit.

Toutefois, tous les chrétiens ne sont pas d’accord ni sur la terminologie à employer en ce qui concerne du baptême du Saint-Esprit, ni même sur la normativité des textes auxquels se réfèrent les pentecôtistes pour justifier leur doctrine.

I- Ce qui divise sur le baptême du Saint-Esprit 

Quelle est donc cette puissance dont Jésus parle ? Quel est donc ce baptême ? Tous les chrétiens possèdent-ils cette puissance ? Tous les chrétiens en font-ils l’expérience ?

Voici autant de questions qui divisent encore les chrétiens aujourd’hui au sein même du milieu évangélique. Certains disent que tous les chrétiens dès le moment de leur conversion sont baptisés du Saint-Esprit, tandis que d’autres, appuient sur le fait que c’est un moment à part entière, dont le signe initial ou évident, est le « parler en langues », aussi appelé « glossolalie ». Par ailleurs, certains chrétiens que l’on appelle les cessationistes pensent que les miracles et la puissance du Saint-Esprit ont cessé avec les premiers chrétiens.

Voici leurs deux arguments majeurs :

  1. Nous sommes tous baptisés du Saint-Esprit à notre conversion

D’après les non-pentecôtistes, le baptême du Saint-Esprit n’est pas lié à une seconde expérience, mais est celui relaté en 1 Corinthiens 12 :13.

Il ne peut donc pas y avoir pour eux de seconde expérience. Chaque personne qui reçoit Christ, reçoit d’après eux le baptême du Saint-Esprit. « Le baptême du Saint-Esprit, c’est ce qui nous intègre au corps du Christ. »[1]

Il est très intéressant de noter que l’argumentaire des non-pentecôtistes, qui mettent en exergue le fait que le livre des Actes est un livre historique et donc non-normatif, repose expressément sur un passage dont la vocation n’est en aucun cas d’enseigner ou de systématiser le baptême du Saint-Esprit, mais seulement d’unifier une Eglise qui ne l’est pas, en utilisant d’ailleurs des images. (L’Eglise en tant que corps, l’Esprit qui abreuve…)

Or, ce verset de 1 Corinthiens 12 ne parle pas du tout du baptême du Saint-Esprit au sens que les pentecôtistes l’entendent, même si les termes « baptême » et « Esprit » se trouvent être dans une même phrase. La plupart des commentateurs pointent d’ailleurs du doigt que Paul se réfère ici au baptême d’eau. Paul dit donc ici, que ceux qui ont reçu le baptême d’eau l’ont tous reçu à cause de Christ et de son Esprit. Il souligne dans tout le chapitre 12 l’unité des chrétiens dans la diversité des dons, que Dieu a donné. Ainsi, si certains produisent des faits qui peuvent paraître bizarres à d’autres, ce n’est pas qu’ils sont « possédés » ou qu’ils servent un autre Dieu, mais que Dieu leur a donné un don différent.

  1. Le livre des Actes est un livre historique dont nous ne pouvons pas tenir d’enseignement pour aujourd’hui, contrairement aux épîtres qui sont normatives.

D’après les non-pentecôtistes, ce qui se passe en Actes 2 est un événement historique et ne peut donc pas être utilisé pour définir l’expérience initiale du baptême du Saint-Esprit, au même titre qu’Actes 8 : 12-17. Il s’agirait donc selon eux d’un récit purement narratif et non pas normatif.

Or, il n’y a pas de livre spécifiquement normatif ou descriptif. Dans tous les textes de la Bible il y a des vérités normatives comme il y a des faits descriptifs. Le fait qu’un texte soit historique ne signifie pas que ce qu’il contient est forcément descriptif. D’ailleurs, tous les textes bibliques sont en partie historiques. Aussi, c’est ce qui rend l’interprétation des textes plutôt complexe. Cela serait tellement simple si chaque livre pouvait dans son intégralité être rangé dans une case, soit « normative » soit « narrative ».

Existe-t-il donc une deuxième expérience, différente de la conversion ? Existe-t-il une division marquée entre ceux qui ont une certaine puissance et ceux qui ne l’ont pas ?

Oui clairement, et il n’y a pas de honte à l’affirmer. C’est vrai qu’il n’y a pas de distinction dans le fait d’être sauvé ou pas, mais il y a une distinction qui est faite dans le Nouveau Testament entre la Nouvelle Naissance et la réception du Saint-Esprit. En aucun cas les auteurs bibliques ne rabaissent ceux qui n’ont pas reçu ce Saint-Esprit, mais enseignent et encouragent à sa réception.

[1] Bande son étudiée en cours

(Ceci n’est qu’un extrait de cours. Pour en savoir plus, veuillez nous contacter par e-mail)

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